Marcher pour parler

Pour moi, à certains moments de la vie, il est nécessaire de se « perdre » pour pouvoir se trouver ou se retrouver. Ni vous ni moi savons où nous mènera le chemin que nous parcourrons ensemble. L’essentiel parfois est déjà d’être sur un chemin vers soi, vers le changement, vers le mieux, vers un ailleurs possible.

« C’est pour savoir où je vais que je marche » Goethe

Ces balades pourraient presque être considérées comme un acte militant et égoïste de nos jours ! Je vous propose de « perdre » 1 heure de votre temps pour marcher pour prendre contact avec votre être. Alors qu’il nous est demandé d’aller toujours plus vite, d’utiliser des modes de déplacements les plus rapides, de faire plusieurs tâches en même temps, et que certains n’ont qu’une envie c’est de « poser leur cerveau ». L’invitation que je vous fait est à contre-courant : ce que je vous propose, c’est de ralentir ensemble pour être à l’écoute de ce qu’il se passe en vous pour recréer le lien avec vous-même.

Saviez-vous que les verbes marcher et vivre en hébreu sont les mêmes ? Ainsi, nous pourrions en comprendre qu’il est nécessaire de marcher pour vivre mais aussi que vivre ne peut être possible qu’à travers le mouvement de la marche. Marcher pour retrouver de l’énergie vitale ?

Se reconnecter à un espace de Nature

Ces balades me paraissent être une des réponses au mal-être actuel. En effet, je ressens autour de moi un besoin de retour à la nature, de retour à l’essentiel. « L’homme pressé » moderne semble être en manque de la nature et intuitivement, il éprouve le besoin de s’y reconnecter. L’homme a de tous temps puisé ses forces dans son lien à elle. C’est son ancrage. La balade dans la nature est une ressource vitale pour l’être humain, comme lorsque vous rechargez une batterie de votre portable. Les japonais l’appellent le Bain de forêt (Shinrin-Yok)

Si je propose des balades, c’est parce que pour moi aussi c’est important de rester au plus près de la nature. Je suis issue d’une famille où les hommes vivaient de leurs activités dans la nature, et précisément la forêt. Mon arrière grand-père était bûcheron et mon grand-père était cueilleur. C’est donc à mon tour de perpétuer la tradition de travailler en forêt.

Etre côte à côte Certaines personnes ne sont pas à l’aise avec le dispositif de consultations dans un cabinet fermé avec un psychologue. L’idée d’aller consulter un psy qui marche côte à côte peut être moins intimidante pour vous. Lorsque je marche avec un patient, je m’engage avec lui dans son chemin de changement. Ainsi, nous faisons équipe.

 » Seul, on va plus vite mais ensemble on va plus loin «  proverbe africain

Les paysages que nous observerons pourront être des supports sensoriels vous permettant de faire des liens avec votre expérience du moment, pour relativiser ou s’inspirer de la nature pour changer de regard sur soi et le monde.

Etre différent des autres. Risquer d’illuminer son monde.